Quartier de Claire-Vue Ville de Lancy
Selektives Verfahren
9 Chemin de Claire-Vue, 1213 Lancy
Publikationsdatum
01.10.2015
Auftraggeber
Caisse de pension d'UBS
Galerie
Auftraggeber & Jury
Fachrichter
- Francesco Della Casa (Architecte EPFL SIA, architecte cantonal, Canton de Genève),
- Jacques Lucan (Architecte DPLG, Prof. EPFL),
- Barbara Tirone (Architecte EPFL REG A SIA AGA),
- Bruno Krucker (Architecte EPFZ),
- François de Marignac (Architecte EPFL SIA AGA FAS),
- Olivier Lasserre (Architecte-Paysagiste UNINE, SIA FSAP),
- Marc de Tassigny (Architecte EPFL),
Sachrichter
- Peter Schweizer (PK UBS),
- Volker Trommsdorff (PK UBS),
- François Baertschi (Conseiller administratif, Ville de Lancy),
- Hervé Froidevaux (Wüest & Partner),
- Constantin Caso (Wincasa SA),
- Andreas Dänzer (PK UBS),
Wettbewerbsresultat
Objectifs du Concours
Densifier le quartier de Claire-Vue, traiter les coutures urbaines avec les quartiers avoisinant et accorder une importance à l’intégration et l’implantation des bâtiments dans la structure du quartier.
Au niveau patrimonial et environnemental les concurrents étaient appelés à tenir compte des bâtiments existants datant des années 1930, respecter les grands arbres présents, valoriser les espaces libres et définir les espaces verts comme lieux de détente de proximité accessibles également aux habitants du quartier.
Critique des projets (extraits du rapport du jury)
1er rang, 1er prix: Projet «HAMADRYADES»
Le projet adopte un parti à la fois simple et radical, avec une implantation qui se cantonne le long du chemin de Claire-Vue, en suivant la pente de celui-ci. De la sorte, il libère une large portion de la parcelle pour l’aménagement d’un jardin en dévers. La forme architecturale de l’immeuble projeté reprend le principe urbanistique de décalage qui caractérise les trois petits immeubles actuels, de manière à offrir à chaque appartement un dégagement visuel sur plusieurs angles de vue.
Du côté du chemin de Claire-Vue, ce principe de décalage crée un effet d’alternance entre ombre et lumière le long de la façade, ce qui met en valeur l’alignement patrimonial des chênes, tout en introduisant une fragmentation de l’échelle du front bâti. Au rez-de-chaussée, plusieurs liaisons semi-publiques entre le chemin de Claire-Vue et le jardin offrent une porosité urbaine dont la qualité est encore accentuée par le fait que chaque passage est en relation avec une colonne de circulation verticale, organisée autour d’une courette.
Les typologies des appartements découlent de manière extrêmement cohérente de la forme en redents du bâtiment, en proposant un décalage entre les pièces, lesquelles s’organisent en diagonale, qui procure une belle ampleur spatiale à chaque appartement. La disposition des ouvertures permet par ailleurs à celui-ci de bénéficier de multiples angles de vue, sans jamais entrer en conflit de vues droites avec les appartements voisins. (…)
La rationalité spatiale du projet est correcte. Elle entraîne une efficacité économique acceptable, tant du point de vue des coûts de construction que du prix à la pièce. La disposition des logements HM et HBM sur les deux têtes de l’édifice est judicieuse. (…)
Du point de vue architectural, si la qualité conceptuelle des façades est relevée, de même que sa référence explicite à des architectures genevoises des années 1970-1980, sa matérialisation ne convainc pas unanimement le jury et sera à réétudier avec le Maître d’Ouvrage.
Etant parente de celles des immeubles existant, à proximité du site Procter & Gamble, la stratégie d’implantation offre de plus l’avantage de permettre un phasage de réalisation très judicieux, qui facilitera le relogement progressif des occupants des immeubles existants au fur et à mesure de la mutation de la parcelle.
2e rang, mention: Projet «ANGLES DE VUE»
La solution urbaine proposée est très précise. Par différenciation des échelles et des gabarits, le projet se confronte avec l’environnement en réagissant au contexte. Par ses différentes morphologies, le projet retravaille les limites parcellaires en se rapportant à l’environnement bâti et le système routier en particulier le long de la route de Saint-Georges et le chemin de Claire-Vue (zone villa).
Le projet dégage le centre de la parcelle en créant un jardin qui est connecté au travers du traitement des rez-de-chaussée avec les parcelles environnantes et tout particulièrement avec la zone villa. Les rez sont conçus comme une série de seuils entre le chemin, la route, les accès aux nouvelles constructions, une transition entre la partie publique et les espaces de plus en plus privés.
Avec la partie «barre» qui longe le chemin de Claire-Vue, le projet souligne la ligne d’arbres présents sur le site en reconnaissant le patrimoine arboré. Ce projet fait, par contre, tabula rasa des constructions existantes aujourd’hui sur la parcelle. Par la construction d’un volume d’une hauteur importante, «la tour», le projet crée un signal urbain dans le quartier. Malheureusement, par ses gabarits, ce projet ne répond pas complètement aux lois en vigueur.
Une autre qualité de ce projet est la proposition de mixité par le traitement des rez-de-chaussée dédiée aux activités qui gèrent la transition et le contact entre l’espace-rue et les halls d’entrée aux logements. Ces locaux d’activités aux rez et le choix de la position des entrées avec ses larges couloirs servent entre autre à animer le futur jardin. Les rez-de-chaussée côté Claire-Vue s’ouvrent avec des passages généreux sur le nouvel espace vert ouvert. Par contre, la position choisie pour placer la rampe d’accès au parking n’est pas des plus heureuses.
Le système constructif est assez efficace. Toutefois, le ratio entre surface utile et surface de plancher hors sol est faible. Les façades présentent un traitement et un langage simple. Les typologies développées dans la partie barre offrent des solutions de mixité dans le nombre de pièces et une multiplication possible dans l’usage. Même si on peut regretter d’avoir choisi une solution mono-orientée dans la partie côté chemin de Claire-Vue, il y a une bonne efficacité dans la recherche au travers des espaces extérieurs d’une belle luminosité.
Dans «la tour», on regrette par contre les choix de placer les appartements avec le plus grand nombre de chambres côté route de Saint-Georges. En même temps, le projet privilégie les vues lointaines et les dégagements par le choix d’une position précise des volumes dans la parcelle comme dans sa recherche typologique. On reconnaît dans l’ensemble de la démarche une très bonne connaissance, que d’ailleurs les auteurs ne cachent pas, du panorama architectural genevois.
3e rang, mention: Projet «CANOË»
Le projet Canoë propose une implantation de type îlot, décomposé par ses angles en trois immeubles barres réagissant chacune au contexte bâti hétérogène des limites de la parcelle du concours.
Le gabarit et le rapport au sol de chaque immeuble sont pertinents, répondant à la fois au contraste de tissu bâti environnant et aux nuisances urbaines. Néanmoins, l’immeuble au sud de la parcelle faisant face au bâtiment administratif de Procter & Gamble nécessite une servitude pour pouvoir être réalisé, en raison de sa trop grande proximité des limites parcellaires. Il génère pour la même raison des vis- à-vis non souhaitables.
L’îlot accueille en son centre un parc en pleine terre tenant le rôle de poumon de verdure pour l’ensemble projeté. Le jury apprécie grandement la volonté de sociabilité des espaces communs qui s’installent dans les angles et au cœur de l’îlot renforcée par la distribution et favorisant ainsi l’échange et la rencontre entre voisins.
Les aménagements paysagers tissent des liens fins avec le contexte environnant et préservent au mieux la qualité paysagère du site existant par le maintien des allées d’arbres le long de la route de Saint- Georges et du chemin de Claire-Vue. En revanche, l’accès au parking souterrain aurait été préférable du côté de la route de Saint-Georges afin de diminuer les nuisances et le trafic sur le chemin de Claire-Vue.
Le jury apprécie le principe typologique autour de la loggia comme pièce à vivre en relation avec le parc. L’appartement de six pièces est comme une mise en abyme de l’ensemble du projet, tel les chambres autour d’une «cour-séjour» baignée de lumière.
Le séjour devient l’espace central de distribution et de rencontres au sein même de l’appartement. Cependant l’espace séjour aurait mérité d’être plus généreux. Les typologies des trois et cinq pièces souffrent de perte d’espace au niveau de la circulation et manquent de souplesse au niveau de l’habitabilité. La trame des façades projetées en béton préfabriqué unifie les trois immeubles en un ensemble cohérent et permet aux logements de bénéficier d’une grande qualité de luminosité.
Au niveau économique, le projet est assez onéreux. Principalement dûs au volume de terrassement et de travaux spéciaux en raison du sous-sol continu et le grand nombre de façades. Les principes écologiques proposés sont tout à fait compatibles avec les cibles de durabilité du programme.
En conclusion, le jury apprécie la qualité de la réflexion urbaine et la manière de «vivre ensemble» que ce projet propose.
4e rang, 2e prix: Projet «CLAIRSEMÉ»
Cette solution est le résultat d’une volonté de composition complexe qui dialogue avec son environnement et recherche un équilibre entre les différents éléments du site.
Un jeu de volumes différenciés réagit spécifiquement à leur emplacement. Il offre une intégration dans l’arborisation. Cette disposition permet d’offrir une place de quartier dans le parc, qui se développe de manière fluide autour des bâtiments. L’alignement de deux volumes sur la route de Saint-Georges n’est pas idéal par rapport au concept choisi. De même, la position et la forme du parking souterrain est problématique, notamment pour la conservation des grands arbres au-dessus.
L’intégration d’un bâtiment de l’architecte Bordigoni dans la composition d’ensemble est de qualité. La formalisation des typologies n’est pas toujours satisfaisante et souffre des géométries non-orthogonales résiduelles. Les façades sont matérialisées de manière schématique et sont en décalage avec la volonté exprimée dans la composition de l’ensemble.
5e rang, 3e prix: Projet «JAMELIA»
Le projet propose deux bâtiments différenciés sur le site: une longue barre finement pliée le long du chemin de Claire-Vue et un plot posé en front de rue sur la route de Saint-Georges.
La position de la barre et son traitement volumétrique offrent des qualités spatiales intéressantes. La proposition dans son ensemble est élégamment traitée. Par contre, la position du plot est moins évidente. Les rapports volumétriques entre les deux bâtiments ne sont pas totalement convaincants, tant par la proximité des deux volumes que par la définition du front de vue de la route de Saint- Georges. Le traitement de la topographie du site, en particulier l’angle nord-est sur la route de Saint- Georges, n’est pas complétement résolu.
D’un point de vue paysager, la position des deux corps de bâtiments occupe une grande partie du site et ne permet pas de créer un espace jardin défini. Il en résulte que les espaces extérieurs deviennent quelque peu résiduels. Cependant, la proposition prévoit de mettre en valeur de manière avantageuse l’allée de chênes historiques du chemin de Claire-Vue. La prise de position quant à la conservation du patrimoine est ainsi clairement axée sur la conservation du végétal et les maisons existantes sont supprimées.
Les typologies des appartements proposées sont de qualité et offrent de vrais espaces traversants généreux. L’articulation des plis dans la barre est subtilement traitée avec des séjours croisés. Néanmoins, les sanitaires et cuisines paraissent trop compacts et difficilement évolutifs dans un éventuel développement du projet. Les cuisines sont très éloignées des façades et ne garantissent pas un éclairage naturel suffisant.
Le jury a apprécié l’économie de moyens de la proposition avec un sous-sol rationnel. La bonne fonctionnalité des flux a été relevée.
L’expression architecturale des bâtiments est cohérente et séduisante. La finesse de l’expression différenciée des deux bâtiments qui adoptent un langage commun, mais avec une variation de thème est convaincante. Toutefois, les façades rappellent fortement un projet de qualité très connu et le jury est resté sceptique sur la pertinence de l’utilisation de cette expression dans un contexte étriqué et avec des volumétries différentes de l’original.