Passerelle des Orchidées
Procédure ouverte
Route de Lausanne, 1293 Bellevue
Publication
11.09.2024
Maître d'ouvrage
Commune de Bellevue
SIA 142
Galerie
Maître d'ouvrage & jury
Jury professionnel
- Jürg Conzett, ingénieur civil EPF SIA, Coire (président)
- Francesco Della Casa, Etat de Genève, architecte cantonal, Genève (vice-président)
- Salome Hug, ingénieure civile EPF SIA, Bâle
- Diego Comamala, architecte, REG A SIA, Bienne
- Khair Bassem Osta, ingénieur civil EPF SIA, Ecublens
- Benoit Charbonnier, ingénieur civil EPF SIA, Genève
- Marcos Weil, urbaniste-paysagiste FSU, Genève
- Ariane Poussière, architecte EAUG, office de l'urbanisme, DT
- Franck Pidoux, Ingénieur génie rural EPFL, Directeur du Service aménagement des eaux et pêche à l'office cantonal de l'eau
- Xavier de Blonay, Lombard & Odier
- Isabelle Charollais, architecte EAUG SIA, Genève (suppléante)
Jury non professionnel
- Anne-Catherine Hurny, maire, commune de Bellevue
- Mylène Schopfer Sandoz, conseillère administrative, commune de Bellevue
- Daniele Todeschini, directeur du service technique, commune de Bellevue (suppléant)
- Diego Gonsalez, technicien communal, commune de Bellevue (suppléant)
Résultat du concours
Après trois journées d’étude et d’analyse des 41 propositions, le jury est convaincu que le projet «Architeuthis», conçu par l’ingénieur civil Matthieu Jeanbourquin et du bureau d’architecture SAAS, possède toutes les qualités requises pour répondre aux attentes du maître de l’ouvrage.
Le projet lauréat a convaincu le jury par son équilibre entre les choix structurels, architecturaux et économiques. La proposition s’inspire de la sinuosité des routes et des cheminements du lieu, il se veut fluide et sans heurts. La pertinence de la ligne horizontale et verticale de la passerelle répond aux exigences multiples et parfois contradictoires de ce site. Son dessin varie, pour répondre adroitement aux contextes contrastés qu’elle relie ; l’imposante infrastructure routière et le parc du bord du lac, tout comme le projet du port du Vengeron. Dans le parc, trois petites travées, avec une portée d’une vingtaine de mètres permettent une faible hauteur statique, offrant ainsi un gabarit à l’allure allégée, correspondant à l’échelle et à l’ambiance de l’espace vert. En contrepartie, au-dessus de la route cantonale, le caisson central porteur développe la hauteur nécessaire à une portée bien plus grande. La structure est ainsi beaucoup plus présente, à l’échelle de l’infrastructure qu’elle franchie. Le positionnement des piliers en retrait par rapport à la route de Lausanne offre un large dégagement à l’espace routier même si ce choix pénalise le rapport de portée par rapport à la culée côté Jura.
Comme le décrit le jury dans son rapport, l’expression de la passerelle peut se lire comme une colonne vertébrale reliant ville, lac, quartiers et voies vertes.
(Texte: espazium.ch inspiré du rapport du jury)