Mandat d’études parallèles pour l’aménagement urbain en lien avec la route cantonale à Vétroz
Einladungsverfahren
6 Rue de l'Eglise, 1963 Vétroz
Publikationsdatum
05.01.2017
Auftraggeber
Municipalité de Vétroz
Galerie
Auftraggeber & Jury
Wettbewerbsresultat
L’équipe formée des bureaux Localarchitecture, CSD ingénieurs, paysagestion architects-paysagistes, MSR planification en transports remporte le MEP.
Objectifs du Concours
Le fort développement de la commune de Vétroz ainsi que l’évolution des contraintes liées à la circulation font de l’espace de la route cantonale une césure difficilement franchissable entre les parties du village.
Les nuisances liées à un trafic dense sont importantes et les raccordements sur la route cantonale sont problématiques.
Fort de ce constat, la commune de Vétroz cherche à revaloriser cet espace public permettant d’assurer une bonne cohabitation entre automobilistes, piétons, commerces de proximité et visiteurs et ainsi de requalifier la traversée de la localité.
Critique des projets (extraits du rapport du jury)
Recommandations du jury:
Au terme du jugement, le jury recommande le projet «lignes de vie» du groupement localarchitecture, CSD ingénieurs, paysagestion architects-paysagistes, MSR planification en transports pour la réalisation. Le jury émet à l’intention du lauréat les recommandations concernant la suite des études et la réalisation.
Projet lauréat: «Lignes de vie»
Le requestionnement de la relation de la route avec le bâti et son territoire est décortiqué.
L’approche territoriale et paysagère est rappelée, descente des canaux boisés délimitant le bâti du vignoble et rupture de pente au lieu de la route cantonale, complétée par l’approche historique d’évolution de la fonction routière jusqu’à la césure actuelle.
Projet
Le projet s’ancre fortement sur les axes d’écoulement des torrents. Il offre de grandes qualités d’espaces exploités de façades à façades.
Le cœur du village est clairement «intra-torrent», marqué comme tel par des «entrées» au sol et dans la verticalité. Les espaces des places-ponts sont aménagés avec leurs ambiances, leurs identités propres, avec une continuité nord-sud au niveau du traitement de sol.
Le traitement de la place doit impérativement ne pas tomber dans la « banlieuisation » de la mise en scène et plus dans une ambiance rappelant les forces paysagères du lieu (les vignobles en terrasse).
Le traitement de l’éclairage rappelant les lignes de pente récoltant les eaux pluviales renforce la cohérence du projet.
Mobilité
Le linéaire entre ces places est pensé pour donner le plus de confort possible aux piétons en sécurité, limitant visuellement sur la chaussée par une bande différentiée et par un trottoir dénivelé.
Le déplacement des poches de stationnement en périphérie permet de privilégier les espaces de vie. L’utilisation et le positionnement des arrêts de bus comme modérateur naturel offre un réel avantage.
Projet «THREE BEES»
La route actuelle est définie par deux rives positionnées sur la jonction reliant le coteau à la plaine. Elle génère une importante pression sur les riverains.
Le projet propose de passer d’une route cantonale à une rue cantonale.
On entre dans le dispositif par les seuils, puis on évolue à l’intérieur d’espaces publics avec des ambiances propres.
Le projet est défini par deux préludes, deux seuils, encadrant un tronçon central, dit du cœur du village où est aménagée la place centrale, qui se différencie quant aux usages et donc aux ambiances. La différenciation réelle entre les seuils et les préludes peut paraître ambigüe à l’utilisateur.
La proposition de la fontaine sur la place centrale n’est pas convaincante. Elle casse l’effort appréciable d’aménagement de façade à façade du revêtement.
La métaphore suggérée entre la succession d’espaces publics avec les espaces habités est séduisante mais elle est contredite par les détails de réalisation comme les mats d’éclairage, imposant une image trop routière.
Mobilité
Le passage de la route à la rue induit un rétrécissement du gabarit routier (jusqu’à un minima de 6.70 m), libérant aussi de la place pour les trottoirs. Le passage prélude-seuil se fait par un décrochement vertical inférieur à 1% qui apporte une réelle sensation de limite tout en respectant les contraintes.
Projet «Cohabitation»
Les activités se sont éloignées de la route laissant place à des aménagements renforçant la césure entre les deux parties du village. La circulation motorisée relègue les autres usagers, vélos, piétons, arrêts de bus à des sous espaces.
Projet
Dans le but de renverser la logique route-village aux endroits de forte densité (les trois places) le projet propose de rapprocher la vie de la route au travers d’esplanades (la logique multiple des esplanades reste encore à caractériser).
Le projet propose la mise en relation du vieux bourg en pied de coteau avec la forme longitudinale de la route. Il s’appuie sur les places, en particulier la place centrale, en pente douce avec la création d’un vis-à-vis en front bâti en requalifiant les arcades du café de la Treille.
L’identification des lieux de vie et la tendance à inverser la logique actuelle sont très appréciables. L’effet de couture obtenu est séduisant.
Néanmoins, le minimalisme du traitement (sa simplicité apparente) laisse le champ libre des possibles très (voir trop) ouvert. Les accrochages peu précis donnent une sensation de flottement. Une certaine approche par trop «graphique» perd l’objectif de spatialisation des espaces.
L’arborisation (en route, des hautes tiges, hors route avec les existants ou à planter) et l’éclairage distinguant les fonctions renforcent la cohésion du projet.
Mobilité
En dépit des routes latérales qui s’interrompent pour laisser place aux trottoirs continus le long de la route cantonale, le confort donné aux piétons est insuffisant.
Projet sans titre (Hüsler et associés architectes paysagistes, Transitec)
Bien que la présence des ouvrages d’eau soient mentionnés dans l’analyse, leur concrétisation donnant du rythme au village est peu utilisée dans le projet. Le village tourne le dos à la route, maisons abandonnées, peu de qualité architecturale, poche de parking, peu d’activité autre que celle liée au trafic... Le jury partage l’analyse dans son ensemble.
Projet
L’objectif de requalifier cet espace route est peu abordé par le projet.
La forte présence du grand paysage (vignoble en terrasse, montagnes) est repris dans l’expression d’un tapis sur la place de la poste (sans relation avec les façades). La végétation (pins sylvestre, haies) est assez élégante, sauf pour les plantations des places qui restent peu compréhensible.
La volonté de marquer plus précisément la place de la Poste en rapport avec les autres ne convainc pas. De plus son expression par sa géométrie et son marquage au sol semble artificiel.
Le morcellement de la place du Centre en terrasses végétalisées souligné par des places de stationnement latérales à l’ouest renforce le sentiment de rue dédiée principalement à la circulation routière.
Transports
Bien que novateur, le parti pris routier de ne pas identifier les flux piétons sur le cœur de la localité pose des problèmes de réalisation.
Projet sans titre (Profil Paysage, Christe & Gygax ingénieurs conseils)
La présentation relève l’importance de la voie historique menant de Milan à Paris, la richesse de la vue, la spécificité de la végétation et du bâti.
Projet
Le projet recherche la mise en valeur de l’architecture typique (granges et raccards). Le travail sur l’aménagement des espaces latéraux avec un revêtement pierre au sol et des volumes bois (matériaux locaux) est appréciable mais peu « identitaire » spécifiquement de l’esprit du lieu.
Le jury relève la qualité de la lecture du changement du tissu bâti. De lâche aux entrées en provenance de Conthey et d’Ardon, à dense au cœur de la localité mise en adéquation avec les vitesses de la route.
Les ouvrages d’eau sont en partie ignorés ne participant pas activement au projet.
L’important travail sur la longitudinalité se fait en partie au détriment de la relation nord-sud. L’image ainsi que le mobilier proposé font plus référence à un boulevard urbain qu’un village valaisan. La grande diversité de végétation proposée risque de mettre en péril l’unité du projet.
Mobilité
L’identification du séquençage paysager est très lisible et se traduit par un bon projet technique apportant des réponses cohérentes à l’objectif de modération.