Concours d'architecture pour l'extension d'un bâtiment scolaire à Riaz
Offenes Verfahren
6 Route des Monts, 1632 Riaz
Publikationsdatum
11.10.2017
Auftraggeber
Commune de Riaz
Galerie
Auftraggeber & Jury
Fachrichter
- Philippe Gueissaz (membre avec droit de vote),
- Sarah Nedir (membre avec droit de vote),
- Marc Widmann (membre avec droit de vote),
- Adrian Tschopp (membre avec droit de vote),
- Achille Deillon (membre avec droit de vote),
Sachrichter
- Stéphane Schwab (président),
- Nicolas Dousse (membre avec droit de vote),
- Ludovic Murith (membre avec droit de vote),
- Pierre Morand (membre avec droit de vote),
Wettbewerbsresultat
FAZ ARCHITECTES remporte le concours pour l'extension d'un bâtiment scolaire à Riaz grâce à l'attention particulière portée à la matérialité. La simplicité de la conception structurelle parfaitement appropriée à la discrétion et à la précision de l'extension proposée a également séduit le jury.
Objectifs du Concours
L’objectif du concours est de réorganiser de façon optimale le bâtiment scolaire existant par une transformation intérieure et de réaliser une nouvelle extension, dont l’ensemble comprendra notamment huit salles de classe, une salle d’activités créatrices et des locaux pour l’accueil extrascolaire.
Critique des projets (extraits du rapport du jury)
A l’unanimité le jury recommande au maître de l’ouvrage d’attribuer le mandat pour la poursuite de l’étude à l’auteur du projet n° 20 «Costume trois pièces» dont la critique démontre qu’il possède toutes les qualités pour un développement conforme aux attentes du maître de l’ouvrage. Ses auteurs tiendront compte des recommandations suivantes émises par le jury dans le cadre de l’évolution future du projet :
- Revoir la position du préau en relation avec les cours extérieures.
- Le revêtement extérieur de la façade est à vérifier en rapport avec l’économie générale du projet.
- Le dimensionnement du passage entre le hall distributif et l’école existante à l’étage doit être vérifié.
- Une fermeture du réfectoire est à étudier pour l’autonomie de cet espace.
- L’efficacité du concept de protection solaire est à garantir.
1er rang, 1er prix «Costume trois pièces
»
Le projet «costume trois pièces» s’implante le long du chemin de dévestiture, entre le centre du village et la cour d’école supérieure, sous la forme d’un bâtiment unique dont la forme en plan est articulée. Ce parti volumétrique permet d’assembler les deux bâtiments existants et le nouveau en un seul complexe. Cet ensemble permet d’abriter toutes les fonctions du projet et d’en adapter l’échelle au site en limitant les gabarits bâtis. Le volume ouest abrite l’accueil extrascolaire. Dans le volume nord se trouvent les classes enfantines tandis que dans le bâtiment sud, les salles de classes primaires.
(...)
Le détail de la matérialité intérieure et extérieure démontre d’une attention particulière des auteurs avec l’usage d’une école. La conception structurelle en bois est cohérente et appropriée. La structure porteuse est simple et appropriée à la proposition discrète et précise formulée par les architectes. La mise en place du mur en terrabloc reste à concrétiser vu que le mur est prévu comme porteur mais n’est pas préfabriqué. L’utilisation du tavillon en façades , en référence aux toitures ou pignons des constructions vernaculaires, se justifie sans toutefois âtre un élément indissociable de la qualité du projet.
Le jury salue la cohérence et le soin apporté dans le projet, notamment dans l’équilibre trouvé entre le traitement du thème et les différentes contraintes du lieu, ainsi qu’entre la richesse spatiale et la simplicité.
2e rang, 2e prix «Le Pont du Savoir»
Le projet prend place au bord du chemin de dévestiture à distance des bâtiments de l’école existante. Il se présente comme un volume solitaire doté d’une forme rectangulaire simple. Ce faisant le projet se pose comme un bâtiment distinct, tout en proposant une relation avec les bâtiments existants sous la forme d’un lien construit, un pont.
(…)
Sur le plan structurel le jury regrette la faible correspondance entre la structure du pont et de l’extension. L’effet passerelle paraît peu cohérent avec le programme dédié à la bibliothèque.
Le projet présente une forme complexe et articulée, qui met intelligemment en valeur les connexions au site et o re un caractère ludique à l’ensemble. Toutefois la qualité des espaces intérieurs de distribution est moins évidente que l’originalité des intentions premières.
3e rang, 3e prix «Let's twist again»
Le projet «Let’s twist again» propose un volume solitaire relié aux bâtiments existants par un socle inférieur. L’ouverture entre les bâtiments valorise la perméabilité et la fluidité extérieure. Cette articulation définit les prolongements extérieurs de la cour supérieure et les places le long du chemin de dévestiture. Le gabarit du nouveau volume est à l’échelle du contexte bâti et les surfaces sont optimisées.
(...)
Si l’organisation et la répartition générale du programme sont jugées pertinentes, les qualités spatiales des distributions ne sont pas suffisamment explicites. Le rez supérieur de la partie existante ouest n’a pas semblé suffisamment développé pour jouir pleinement des espaces disponibles.
La qualité des parcours extérieurs a été soulignée par le jury, toutefois ce dernier a regretté que l’entrée au rez-de-chaussée inférieur ne soit pas centralisée en adéquation avec les autres accés. Celle-ci aurait donné une signification à la place en retrait et un point de convergence entre les diférents cheminements. Dans ce sens, le porte-à-faux côté Rue des Monts n’est pas jugé nécessaire.
4e rang, mention «ROD
»
Le projet «ROD», propose un volume détaché et relié uniquement par le sous-sol au complexe existant. Le bâtiment et ses aménagements extérieurs organisent avec simplicité et efficacité l’articulation entre la cour supérieure et l’espace du chemin de dévestiture, qui se mue en une nouvelle place basse. Le nouveau volume précise la relation de l’école avec le village. Le jury apprécie cette option qui tend à revaloriser le contexte bâti, mais il s’interroge sur le gabarit à attribuer à un tel objet et plus particulièrement à l’orientation choisie du faîte. Les espaces extérieurs sont aménagés avec soin, plus particulièrement le jardin réservé aux écoles enfantines et le traitement arborisé de la place.
(...)
Sur le plan structurel, le décalage des solives agissant comme plancher mixte avec le béton est une solution intéressante. Toutefois, l’importance du décalage est problématique pour la mise en oeuvre. La construction, telle que représentée, n’est pas en correspondance avec le porte-à-faux. Se situant entre des bâtiments de caractère minéral, comme les écoles, l’église ou encore la maison communale, ce nouveau volume revêtu de crépis trouve son identité.
Une mention à été attribuée à «ROD», la distance à la limite H/2 n’ayant pas été respectée. Le projet séduit au premier abord par son parti clair, toutefois des choix dans l’organisation des circulations, tel que le double couloir dans la partie réservée aux classes primaires, ont affaibli l’ensemble de la proposition.
5e rang, 5e prix «Tom
»
En implantant un volume carré de trois niveaux, le projet «TOM» s’affirme comme un bâtiment autre, en retrait de l’existant. Ce volume indépendant accroche le complexe scolaire au centre historique du village et reconnaît, par la même, la route historique. Trois porte-à-faux aux angles découpent le volume et éfinissent les diférents accès à l’école.
La structure bois est cohérente, notamment pour la typologie qu’elle engendre. L’analogie voulue au bâtiment du Cycle d’Orientation de la Gruyère n’a pas lieu d’être établie, en effet les deux édifices publiques se situent dans des sites à caractères et échelles très différents. De même la définition de l’enveloppe en éléments verticaux et horizontaux structurels en bois interroge le jury. Ce dispositif unique sur toutes les parties du volume ne parvient pas à convaincre, tant par son caractère constructif que durable.
L’organisation proposée par le projet pour l’école à Riaz a séduit l’ensemble du jury. Enfin, la faible pente de la toiture lui confère une dimension monumentale. Elle semble affaiblir et contredire l’idée de la proposition, à savoir un bâtiment à orientations multiples et adapté à l’échelle du lieu.