Aménagement de la Place de la Gare à Fribourg
Procédure ouverte
1 Arcade de la Gare, 1700 Fribourg
Publication
30.03.2016
Maître d'ouvrage
Commune de Fribourg
Galerie
Maître d'ouvrage & jury
Jury professionnel
- Nicole Surchat Vial (Architecte de Ville, Ville de Fribourg),
- Marcellin Barthassat (Architecte urbaniste FSU, Genève),
- Stanislas Rück (Architecte, Chef du Service des biens culturels, Etat de Fribourg),
- Thierry Bruttin (Architecte cantonal, Service des bâtiments, Etat de Fribourg),
- Francesco Fusaro (Architecte paysagiste, Venise),
- Dominique Perrault (Architecte DPLG urbaniste SFU, Genève),
- Sandro Cibolini (Architecte, La Poste, Portfoliomanager Ouest/Sud, Berne),
- Nathalie Luyet (Architecte EPFL, Cheffe de projet Pôle Gare Lausanne),
- Florence Colace (Architecte éclairagiste, Service de l’aménagement urbain et de la mobilité, Ville de Genève),
- Eric Tilbury (Architecte EPFL, Co-responsable de la filière architecture, Haute école d’ingénierie et d’architecture de Fribourg),
- Vincent Ducrot (Ingénieur EPFL, Directeur général TPF),
- Claudio Dini (Architecte EPFL, CFF Immobilier, Portfoliomanager Ouest),
- Fabien Noël (Ingénieur de Ville, Ville de Fribourg),
- Grégoire Cantin (Chef du Service de la mobilité, Etat de Fribourg),
Jury non professionnel
- Jean Bourgknecht (Vice-syndic, Directeur de l’Edilité, Président),
- Thierry Steiert (Conseiller communal, Directeur de la Police locale et de la Mobilité),
- Peter Sigg (Association Ancienne Gare),
- Alain Deschenaux (Responsable de La Galerie Fribourg),
- Pierre-Olivier Nobs (ATE),
- Elena Ramos (TCS),
- Yvan Tona (Agglomération de Fribourg, membre du DAEM),
Résultat du concours
Objectif du concours
La Ville de Fribourg souhaite donner suite au concept d’aménagement qu’elle a développé dans le cadre de l’étude de groupe «Fribourg’Cible» en 2006 et de l’étude préliminaire «Projet fédérateur de la gare de Fribourg», afin de réorganiser le secteur de la Place de la Gare et ses abords. Le présent concours a donc pour but de concrétiser l’aménagement de la Place de la Gare afin d’assurer un développement de qualité digne d’un centre cantonal, et également un fonctionnement pouvant répondre à la multiplicité des enjeux et l’évolution des exigences du secteur.
Le projet doit tenir compte des éléments contraignants du présent programme tout en formulant une proposition cohérente pour la Place de la Gare et ses abords, mettant en lien les thématiques telles que l’aménagement de l’espace public, la localisation et la formalisation des arrêts de transport public, la localisation des places de stationnement, les passages pour la mobilité douce et enfin les aménagements paysagers. Fort de ses ambitions et des contingences de notre époque en matière de développement durable, conscient de ses moyens économiques limités, le présent concours place la valorisation de l’économie des moyens comme pierre angulaire de ce processus. Loin des strasses des années 80, l’aménagement de cette place se veut simple et épuré. « Less is more » précepte de Ludwig Mies van der Rohe pour un design minimaliste pourrait figurer en sous-titre de cet appel à projet.
Recommandations du Jury
Le jury soulève la complexité liée au périmètre d’intervention et recommande au Maître d’ouvrage la poursuite des études avec le projet lauréat. Les auteurs devront faire évoluer le projet en tenant compte des critiques et recommandations formulées, pour mener à bien le bon fonctionnement de l’ensemble de l’aménagement de la Place de la Gare. Une coordination devra s'effectuer avec les projets alentours, notamment le projet des Grand-Places, la Tour de l’Esplanade et le Temple, tant au niveau spatial, que de la matérialité et de l’éclairage.
Le jury formule les recommandations suivantes pour la poursuite des études avec le lauréat:
- ajuster le positionnement de la fontaine Jo Siffert et du pavillon sur la Place de la Gare et questionner le traitement du sol aux alentours du kiosque
- développer l’aménagement devant le Théâtre Equilibre et créer le lien avec les projets des Grand-Places et de la Poste
- questionner l’aménagement proposé devant la Banque Cantonale de Fribourg
- vérifier, voir augmenter la taille des couverts d’attente des transports publics
- compléter le nombre de places vélos en surface
- redéfinir le positionnement exact des arrêts de transport public sur le carrefour Pérolles/Arsenaux
- améliorer le fonctionnement du passage des piétons à l’entrée du parking des Arcades de la gare
- gérer de manière plus fine la bande roulante des transports individuels motorisés sur le carrefour Pérolles/Arsenaux
1er prix, 1er rang: projet «JO»
Les auteurs du projet proposent de reconstituer un ensemble spatial généreux en reliant la Place de la Gare à l’esplanade de l’Ancienne Gare en libérant l’espace public de tout élément l’encombrant. Cette unité retrouvée est soulignée par la mise en place d’un sol homogène en asphalte allant de façade à façade sur l’ensemble du périmètre. Seule la Place de la Gare est constituée d’un tapis de pavés en pierre naturelle à la surface sciée, soulignant son statut dans l’espace urbain. La mise en valeur de la fontaine Jo Siffert ainsi que du pavillon, regroupant le kiosque et le magasin de fleurs, sous un bosquet d’arbre devant la tour de la Bâloise, permet de redonner toute sa valeur à la Place de la Gare.
Dans ce même processus de mise en valeur, l’esplanade de la Poste accueille un parc surélevé qui se différencie tant par sa nature au sol, que par son bosquet d’arbres et redonne une réelle identité à ce lieu. Les auteurs définissent l’Avenue de la Gare comme un nouveau boulevard urbain. Cette proposition est encore soulignée par l’alignement d’arbres de part et d’autre de l’avenue, mais également par la présence de caniveaux à ciel ouvert, cherchant la continuité avec la Rue de Romont et permettant de définir les voies de bus dans la partie centrale, sans pour autant compromettre le déplacement des piétons.
Les arrêts de transport public, complétés chacun par un couvert protégeant des intempéries, sont prévus devant la Place de la Gare et au niveau du carrefour Pérolles/ Arsenaux, permettant de ce fait une distance de transbordement adéquate que ce soit depuis le bâtiment voyageur de la gare ou depuis le futur deuxième accès aux voies. L’accès aux places de dépose-minute s’effectue de manière subtile avec une différenciation du traitement du sol aux entrées/sorties du périmètre, ceci sans régulation de flux.
L’éclairage de la place est composé de grands mâts sur lesquels sont intégrés l’éclairage fonctionnel ainsi que la mise en lumière des façades environnantes importantes. Cette proposition permet de limiter au maximum l’encombrement dû au mobilier urbain. La mise en valeur d’éléments verticaux offre un cadre visuel aux usagers, ce qui participe à améliorer le sentiment de confort. Cet éclairage est complété par des éléments plus bas, sur les trottoirs, à l’échelle des piétons. Les luminaires installés dans la fontaine Jo Siffert la rendront vivante et emblématique durant la nuit. Un éclairage adapté est intégré aux couverts des transports publics. Il est également proposé de travailler sur les passages inférieurs ce qui renforcera le lien entre l'avant et l'arrière de la gare. L’éclairage public fonctionnel des espaces environnants reste dans la continuité des installations existantes.
Le jury a apprécié la générosité de l’espace urbain, la qualité et la justesse des propositions des auteurs, particulièrement pour l'emplacement de la fontaine Jo Siffert sur la Place de la Gare et le traitement de cette dernière, mais aussi pour l’efficacité de l’interface entre celle-ci et les transports publics. La simplicité du revêtement proposé contribue aussi à la mise en valeur des éléments importants du périmètre et est tout à fait approprié, tant d’un point de vue de l’utilisation, notamment grâce à des lignes de marquages pour les non-voyants, que de la durabilité.
Le jury s’interroge toutefois sur la proximité de la fontaine Jo Siffert et du pavillon sur la Place de la Gare, rendant l’accès au kiosque relativement exigu, tout comme sur l’aménagement (plantation et nature du sol). Idem en ce qui concerne la plantation et la nature du sol devant la Banque Cantonale de Fribourg. En effet, si au niveau de la diversité des espaces la proposition reste cohérente, l’endroit choisi n’est pas des plus attractif. En ce qui concerne le traitement proposé sur la Place Jean Tinguely, le jury regrette le manque d’informations et aurait souhaité connaître les intentions des auteurs sur les connexions avec les niveaux aux alentours.
La qualité, la simplicité et l’économie de moyen, tout comme la différenciation des traitements de l’éclairage en fonction des lieux et des usages sont reconnus par les spécialistes du jury. Ils remarquent cependant que l’illumination des arbres sur la Place de la Gare va engendrer des nuisances lumineuses pour les usagers. Le jury souligne enfin que le projet possède un fort potentiel d’évolution et qu’il est en adéquation avec les développements futurs de la ville.
2e prix, 2e rang: projet «COMMUNION»
Par la proposition d’une continuité spatiale et d’une promenade urbaine allant de la Tour de l’Esplanade à l’esplanade de la Poste, les auteurs du projet redonnent à la Place de la Gare toute sa dimension. De manière générale, les espaces ouverts accueillent les usages du quotidien ainsi que les fonctions de loisirs, alors que les espaces de rue sont dédiés aux fonctions inhérentes à la proximité de la gare, comme la circulation, les arrêts de bus, les trottoirs et le parking. Le caractère linéaire de l’Avenue de la Gare est d’autant plus accentué par l’implantation de chaque côté de rangées de végétaux.
La Place de la Gare est quant à elle libérée des constructions existantes, révélant la présence du bâtiment voyageur. Elle accueille dans ses périphéries de petits édicules circulaires abritant kiosque et magasin de fleurs, ainsi que quelques arbres disposés de manière ponctuelle en lien avec la tour de la Bâloise. L’ensemble du périmètre est formé d’un sol en asphalte, permettant de connecter la variété des espaces publics.
Des incrustations de dalle en pierre de la Molière, servant d’éléments d’identification, complètent la matérialité sur la Place de la Gare. Pour ce qui est de l’esplanade de la Poste, les auteurs proposent d’y implanter un square arborisé réparti sur deux plateaux. La fontaine Jo Siffert prend place sur l’un d’entre eux, à proximité du bâtiment de la Poste. Afin de compléter le dispositif d’espaces publics, l’aménagement en plateau de la Place Jean Tinguely renforce et souligne sa perception en tant que 39 place.
La concentration des arrêts de transport public à l’Est de l’Avenue de la Gare, entre le bâtiment de Fribourg Centre et les immeubles de l’îlot de la Bâloise, engendre une distance de transbordement importante depuis le bâtiment voyageur de la gare et celle-ci est d’autant plus importante depuis le deuxième passage inférieur pour entrer à la gare. De plus, la dimension des abris semble relativement faible au vu du nombre d’usagers. Le trafic individuel motorisé est géré de sorte à ce que la chaussée se rehausse aux différentes entrées du périmètre (parking Arcades de la gare/Tivoli et carrefour Pérolles/Arsenaux) ce qui permet d’écarter la gestion des flux de la proposition.
Le jury souligne la qualité de la proposition d’aménagement devant le Théâtre Equilibre, le bon fonctionnement du parking devant les Arcades de la gare et également l’attention particulière quant à l’implantation de la végétation. Une certaine modestie dans la proposition a également été relevée par le jury.
Le jury émet cependant des doutes concernant l’implantation de la fontaine Jo Siffert sur l’esplanade de la Poste, et craint qu’avec les aménagements proposés elle ne manque d’espace et que cette place soit trop intimiste pour l’accueillir. De plus, l’aménagement de plateaux reliés par des marches subdivise l’espace devant la Poste, et ceci en contradiction éventuelle avec la qualité du plan d’eau horizontal de la fontaine. En ce qui concerne les arrêts de bus, le jury estime qu’ils auraient pu être placés de façon plus concentrée et que la distance de transbordement est jugée trop importante depuis la sortie de la gare. Enfin les abris et les trottoirs semblent trop petits pour accueillir autant d’usagers. Le projet propose un bon concept d’éclairage à échelle humaine en fonction des différents usages et des différents lieux, et une mise en valeur des façades des bâtiments importants du périmètre.
3e prix, 3e rang: projet «Minimax»
Grâce à un désencombrement de la Place de la Gare, les auteurs du projet lui redonnent une certaine simplicité. Elle devient le centre de gravité d’un réseau de places et permet de rétablir des continuités à plus grande échelle tout en se distinguant des autres places. La fontaine Jo Siffert et le pavillon qui accueille le kiosque et le magasin de fleurs apportent une nouvelle identité à la Place de la Gare, bien que le positionnement de ce dernier, en limite de la place, fragmente quelque peu l’espace public. Le flux piéton allant de la sortie du bâtiment voyageur aux arrêts de bus est également interrompu par la fontaine et des arbres. La compréhension de l’îlot de la Bâloise est accentuée par un dallage en béton englobant aussi la Place de la Gare.
L’esplanade de la Poste est réaménagée en parc engazonné, parsemé d’arbres et disposé à hauteur de l’esplanade du Temple afin de les unifier. Pour ce faire le projet prévoit un grand mur de soutènement du côté de l’Avenue de Tivoli, en prolongation de celui du Temple. La proposition d’habillage de l’édicule d’accès à la Galerie Marchande, avec en complément de celui-ci un kiosque et un café, permet de le faire participer à l’espace public également du côté de l’Avenue de la Gare. Les arbres, implantés en rangée sur l’Avenue de la Gare et placés singulièrement sur le reste du périmètre, accentuent la différence entre avenues, places et carrefours Les arrêts de transport public sont positionnés en décalage les uns par rapport aux autres sur l’Avenue de la Gare, permettant ainsi pour les arrêts descendants de se trouver à proximité de la gare. Une marquise complète le dispositif sur le côté nord de l’Avenue de la Gare au-dessus des arrêts de bus. Au niveau du transport individuel motorisé, le projet prévoit un dispositif de bordures et de marquages au sol afin de gérer les accès du transport individuel motorisé de part et d’autre du périmètre.
Le concept d’ambiance nocturne est exprimé grâce à une illumination des bâtiments majeurs du site, notamment les façades du bâtiment voyageur, la façade de la tour de la Bâloise et le Temple. L'éclairage fonctionnel est garanti par des luminaires installés sur les mâts des lignes aériennes et des rails de LED soulignent les éléments singuliers du projet comme la fontaine Jo Siffert et les bancs devant le bâtiment de la Poste.
Le jury relève la simplicité du projet au travers de l’aménagement de la Place de la Gare et souligne l’attention particulière apportée aux notions d’usages. Toutefois, de nombreux points importants du programme ne satisfont pas l’ensemble du jury. Les arrêts de transport public au nord ne permettent pas aux flux piétons de s’écouler aux heures de pointe, le rapport entre le parc et le Temple ne convainc pas et la configuration du parking semble peu adéquate pour un bon fonctionnement.
4e prix, 4e rang: projet «METAMATICS»
Par la mise en place d’un revêtement de sol unitaire sur l’ensemble de l’espace public, élément fondamental du projet, les auteurs proposent une requalification fluide des espaces. Le kiosque, implanté sur la Place de la Gare est mis en scène au travers d’un grand couvert expressif et quelques chaises et tables viennent compléter l’aménagement. La fontaine Jo Siffert est relocalisée sur l’esplanade de la Poste, qui se transforme en jardin agrémenté d’arbres. Un emmarchement au nord permet de gérer la différence de niveau tout en définissant clairement les limites du jardin. Le réaménagement de l’édicule d’accès à la Galerie Marchande redéfini la démarcation entre l’espace rue et la Place Jean Tinguely, malgré son déplacement non conforme au programme.
Le trait d’union entre la Place de la Gare et la Place Jean Tinguely est créé grâce aux arrêts de transport public complétés par leurs couverts de chaque côté de l’Avenue de la Gare. La concentration des arrêts sur l’Avenue de la Gare est décentralisée non seulement par rapport à l’entrée de la gare, mais surtout par rapport au nouvel accès à la gare par le passage inférieur situé sous la Tour de l’Esplanade. Un marquage au sol permet de gérer le transport individuel motorisé sans régulation de flux.
Concours de projets - Aménagement de la Place de la Gare à Fribourg La proposition d’éclairage met en valeur certains édifices du périmètre comme le bâtiment voyageur de la gare, le kiosque, les abris bus et le Théâtre Equilibre. La fontaine Jo Siffert est quant à elle illuminée depuis l’intérieur du bassin. Des luminaires ponctuels sont proposés pour l’ensemble du site pour garantir un éclairage public fonctionnel.
Le jury salue la forte cohérence du projet avec la proposition d’un sol unitaire bien que le choix du revêtement soulève quelques questions.
L’emplacement de la fontaine et l’aménagement qui la complète ne font pas l’unanimité et laissent à penser que son potentiel d’attraction n’est pas utilisé à sa juste valeur. L’expression architecturale du kiosque soulève aussi beaucoup de questions tant au niveau de sa mise en scène que de sa présence sur la Place de la Gare.
5e prix, 5e rang: projet «libéro»
Les auteurs du projet veulent redonner à la Place de la Gare sa fonction primaire, à savoir un espace d’accueil pour les usagers, en la libérant de ses constructions actuelles et en y implantant un pavillon regroupant le kiosque, le magasin de fleurs et un couvert d’attente. La place est composée d’un sol en asphalte se poursuivant jusqu’à la rampe de l’esplanade de l’Ancienne Gare. A l’opposé, la Place du Temple et l’Avenue de Tivoli sont traitées en pavés de grès. Entre les deux, de grandes dalles en béton habillent le sol de l’Avenue de la Gare, axe urbain majeur, ornée de part et d’autre d’alignements d’arbres, en continuité avec le Boulevard de Pérolles et la Rue de Romont. La végétation ponctuelle fait quant à elle le lien entre la Place de la Gare, les Arcades et l’esplanade de la Poste.
Celle-ci est réaménagée en jardin perméable dans sa partie haute, vers le bâtiment de la Poste, et en place de marché à la hauteur de l’esplanade du Temple. La fontaine Jo Siffert est relocalisée au carrefour Pérolles/ Arsenaux, dans l’axe de la rampe qui descend depuis l’Ancienne Gare.
Les arrêts de transport public sont espacés sur l’Avenue de la Gare et prennent une place importante, alors que les abris de bus dans la partie nord de l’avenue semblent sous-dimensionnés. Le rehaussement de la chaussée du côté du carrefour Pérolles/ Arsenaux permet de dissuader le transport motorisé individuel. A l’opposé, au niveau de l’accès depuis l’Avenue Tivoli, la gestion du trafic s’effectue grâce à un changement de revêtement de sol. La proposition d’une vélostation en souterrain aurait pu être adéquate si une connexion en sous-sol avec le bâtiment voyageur avait été prévue. D’autre part, sa construction est coûteuse et diminue de manière conséquente le nombre de places vélos en surface, ce qui, de l’avis du jury, n’est pas optimal pour les usagers.
Le concept d'éclairage public propose une vision à une échelle plus large que celle du périmètre. Il hiérarchise les différents espaces tout en libérant la Place de la Gare. La proposition de mise en valeur des façades des bâtiments importants des environs apporte une certaine unité au site.
Le jury apprécie l’intervention minimaliste sur la Place de la Gare et la position du pavillon, malgré une expression architecturale peu convaincante. Il regrette cependant l’utilisation de matériaux différents, qui ne servent pas aux transitions d’espaces. De plus, le positionnement de la fontaine reste imprécis tout en ayant une certaine cohérence avec l’intervention générale proposée. Toutefois, le jury se demande si la fontaine est assez imposante pour réussir à faire vivre ce lieu. Le jury souligne également que l’aménagement proposé pour l’esplanade de la Poste est de qualité, notamment grâce à son parc à vélos, et redonne toute sa générosité au bâtiment de la Poste.