Agrandissement de l’école primaire de la Vignettaz à Fribourg. Concours d’architecture à un degré en procédure ouverte
Offenes Verfahren
37B Avenue du Midi, 1700 Fribourg
Publikationsdatum
26.07.2016
Auftraggeber
Commune de Fribourg
Galerie
Auftraggeber & Jury
Fachrichter
- Nicole Surchat Vial (Architecte de Ville, Fribourg),
- Paul Humbert (Architecte, Fribourg),
- Gabriela Mazza (Architecte, Zürich),
- Jean-Marc Péléraux (Architecte, Lausanne),
- Guerric Péré (Architecte-paysagiste, Lyon),
- David Python (Architecte au service de l’Edilité),
Sachrichter
- Antoinette De Weck (Conseillère communale, Directrice des écoles),
- Marc Capellini (Chef de service à la direction des écoles),
- André Brülhart (Responsable d’établissement à la Vignettaz section romande),
- Jacqueline Raemy (Responsable d’établissement de l’école de la Vignettaz section alémanique),
Wettbewerbsresultat
Les bureaux Dias-Cottet Architectes et Interval Paysage remportent le concours pour l’agrandissement d’une école à Fribourg. Le projet à l’expression architecturale simple joue avec la topographie et redéfinit clairement les espaces extérieurs.
Objectifs du Concours
Compte tenu de la nouvelle loi scolaire, la clause du besoin a identifié pour le site scolaire de la Vignettaz, la réalisation de deux filières supplémentaires en première étape, pour une mise en service en 2019, complétée par l’ajout d’une filière prévue dans un horizon restant à définir.
L’objectif du concours est d’atteindre la solution optimale pour la réalisation de l’agrandissement du complexe scolaire qui permettra, en première étape, la création de:
Deux filières comprenant notamment douze classes primaires, quatre classes enfantines, quatre salles pour l’enseignement des activités créatrices manuelles et textiles (ACM/ ACT), six salles d’appui.
Une salle de sport simple répondant également aux besoins des sociétés locales en dehors des horaires scolaires.
En outre, il est demandé aux participants de la présente procédure de concours de projeter, en deuxième étape, un volume pour la construction d’une troisième filière comprenant notamment deux salles de classe enfantine (nommées 1H et 2H), six salles de classe primaire (3H à 8H), deux salles d’activités créatrices (ACM / ACT), trois salles d’appui et une salle polyvalente.
Critique des projets (extraits du rapport du jury)
Au terme du jugement, le jury recommande au maître de l’ouvrage de confier le mandat pour la poursuite des études et la réalisation de l’agrandissement de l’école primaire de la Vignettaz aux auteurs du projet 360°. Il invite les lauréats du concours à poursuivre les études, en menant une réflexion approfondie en collaboration avec le Maître de l’ouvrage. Les lauréats devront également tenir compte des recommandations suivantes:
- intégrer les résolutions structurelles sans péjorer les qualités spatiales et architecturales de la proposition,
- préciser le projet paysager dans sa simplicité,
- inclure une protection solaire et atténuer le vitrage réfléchissant dans l’expression des façades,
- vérifier les questions règlementaires de protection incendie relatives aux voies de fuite,
- préserver la place de jeux extérieure recensée en valeur A sur la cour du bâtiment C ou du moins proposer un aménagement à la hauteur de l’espace existant.
1er rang, 1er prix: projet «360»
L’auteur du projet 360° propose la réalisation de deux bâtiments distincts mais similaires dans leur forme et dans leur implantation sur la frange périphérique du site.
La typologie des espaces présentée se réfère à celle des coursives de distribution des bâtiments scolaires existants sur le site.
Le programme des deux étapes se répartit intégralement et de manière similaire dans les deux volumes proposés. Les rez-de-chaussée regroupent les activités créatrices, les locaux collectifs – salle de sport simple ou salle polyvalente - et les salles de classe enfantines. Les classes primaires sont situées dans les étages supérieurs.
Par l’implantation de deux volumes « pliés » situés en périphérie, l’auteur cherche à redéfinir et à préciser clairement les espaces extérieurs dans le site scolaire. Dans cet objectif, les nouveaux bâtiments ne sont pas représentés comme des objets institutionnels mais comme une limite construite participant à la définition des espaces extérieurs et à la résolution de la topographie sur le site. Le jury relève la qualité de cette stratégie urbaine qui permet de traiter la frange périphérique du site scolaire en conférant à l’ensemble une nouvelle identité. Les espaces libres, ainsi précisés, centralisent toutes les entrées – existantes et futures – permettant un grand potentiel d’usage, la possibilité de manifestations diversifiées et simultanées.
Le projet offre le grand avantage d’intégrer la salle de sport ou la salle polyvalente dans les volumes proposés.
L’expression des façades est simple et convaincante par la générosité qu’elle propose vis-à-vis du site et de ses différentes orientations: le bâtiment s’ouvre aussi bien sur la cour que sur le parc. L’usage de vitrages réfléchissants n’est, par contre, pas adéquat pour un établissement qui doit offrir une forme de transparence depuis l’extérieur. Le principe structurel du porte-à-faux tel que proposé sur le préau couvert des deux bâtiments n’est pas résolu en l’état.
(…)
2e rang, mention: projet «UNE PIERRE DEUX COUPS»
L’auteur du projet UNE PIERRE DEUX COUPS cherche à intégrer les nouveaux besoins scolaires dans une logique de valorisation et d’assainissement des bâtiments existants sur le site. Il requalifie ainsi un espace de récréation généreux, largement ouvert et dominant le parc du Châtelet. Ce faisant, il propose, dans une première étape, la construction d’un nouveau volume compact intégrant les salles de gymnastique existantes et la démolition de leurs vestiaires, des salles d’activités créatrices et des classes primaires organisées autour de deux cours de lumière. La construction de la salle de sport est proposée dans le socle simultanément à celle de la salle polyvalente. Les nouvelles classes enfantines sont présentées en annexe du bâtiment B dont les salles existantes sont agrandies et remises aux normes règlementaires actuelles. Il propose, en deuxième étape, une extension, impliquant la démolition de l’annexe nord-ouest, et la surélévation du bâtiment A.
Le jury relève l’intelligence de l’intervention visant à redéfinir un ensemble scolaire cohérent et non pas une succession d’entités isolées. L’auteur saisit en effet l’opportunité du présent concours d’architecture pour avancer une optimisation et une clarification des bâtiments scolaires existants sur le site, leur mise aux normes du point de vue du thermique, de l’accessibilité et de l’évacuation en cas d’incendie. Le redimensionnement des salles de classe existantes dans le bâtiment A et la transformation du bâtiment C ne sont pas intégrés dans la proposition.
Deux bâtiments majeurs se distinguent ainsi sur le site réunifié: celui présentant un nouveau volume très compact et le bâtiment A existant épuré et surélevé.
La proposition, bien que pertinente, présente une augmentation sensible des coûts d’investissement à court terme. Le jury relève, en outre, le non-respect des surfaces demandées en première et deuxième étapes. La salle polyvalente et les deux classes enfantines, prévues dans le programme en deuxième étape, sont proposées en première étape. Deux classes d’activités créatrices, l’appartement du concierge et les locaux techniques sont absents de la proposition.
Le jury apprécie les qualités de distribution à l’intérieur du nouveau volume. Il regrette l’expression pauvre et schématique des façades résultantes.
(…)
3e rang, 2e prix: projet «ECHOS DES COURS»
Le projet ECHOS DES COURS se caractérise par l’emplacement de deux volumes dont l’un majeur curviligne consacré à l’enseignement en première étape, au sud de la cour de récréation du complexe et s’ouvrant sur le parc du Châtelet. La salle de sport simple est partiellement enterrée au nord-ouest, dans la continuité des salles de gymnastique existantes et offre une toiture faisant office de place d’accueil au bâtiment prévu en deuxième étape.
Le jury relève les qualités urbaines de la proposition, précisant les limites des espaces extérieurs tout en maximisant les surfaces de préaux. Partant du constat d’une composition actuelle de cinq bâtiments construits en phases successives entre 1947 et 2014 et présentant un ensemble additif et peu homogène avec notamment un bâtiment C isolé, l’auteur propose une construction de référence dont le geste tout en courbe relie et symbolise l’accueil des élèves sur la limite sud de la cour de récréation. L’entrée principale oriente le préau couvert sur la cour. L’espace de ce préau se caractérise par l’alignement d’une structure de lames de poteaux de bois. Le jury apprécie la spatialité́ générée par cette structure répétitive qui confère au bâtiment un caractère unique et particulier.
Le jury regrette l’absence de qualité et d’unité dans l’intervention prévue en deuxième étape, celle de la salle de sport et le volume ajouté permettant un accès inférieur.
Le jury relève la sérénité de la façade horizontale du bâtiment qui se réfère à la façade existante du bâtiment B voisin.
Du point de vue des aménagements extérieurs, le jury apprécie les îlots se réinstallant en «oasis de vie» dans la cour de récréation comme «contrepoint final au parc du Châtelet».
(…)
4e rang, 3e prix: projet «LITTLEFOOT»
L’auteur du projet LITTLEFOOT propose, en première étape, un bâtiment compact entre cour et parc, en porte-à-faux sur un socle, maximisant la surface de préau et la transparence vers le parc du Châtelet. Il présente, en outre, une surélévation de deux bâtiments existants en deuxième étape: une extension de deux étages intégrant les salles de classe sur le bâtiment C et l’ajout d’un volume, contenant la salle polyvalente, sur les salles de gymnastique existantes. Les salles de classe enfantines, intégrées dans le socle du bâtiment et reliées au bâtiment B, s’ouvrent sur le parc du Châtelet tout en bénéficiant d’un accès extérieur direct. Trois étages de salles de classe se superposent sur un large préau couvert et selon une trame structurelle définie.
Le jury relève les qualités de l’intervention tendant à réduire l’emprise au sol et à maximiser les surfaces extérieures attribuées aux jeux de plein air. L’absence de dessin de façade et de précision quant à la matérialité de l’intervention ne permettent pas de juger de la pertinence de la surélévation, d’autant qu’il s’agit d’ «un bâtiment témoin du modernisme minimaliste de la Suisse».
A l’intérieur, si le jury relève la générosité du couloir, sans pour autant offrir des possibilités de travail en commun comme évoqué par l’auteur, il constate l’absence de vestiaires à proximité de certaines classes primaires.
Enfin, les surélévations rendent le fonctionnement des bâtiments scolaires existants difficile pendant la phase de chantier.
Du point de vue des aménagements extérieurs, le jury apprécie le choix d’un revêtement de sol requalifié et la présence d’îlots et d’arbres isolés permettant de subdiviser l’espace de la cour.
(…)
5e rang, 4e prix: projet «PETIT BEURRE»
L’auteur du projet PETIT BEURRE propose de réactiver l’espace de référence extérieur de l’ensemble scolaire de la Vignettaz avec l’implantation d’un volume différent, permettant de connecter la cour au parc du Châtelet. A l’encontre des constructions existantes offrant une limite articulée sur la frange du site, celui-ci s’affiche comme un bâtiment compact, une sorte de grand îlot détaché du socle. Les larges porte-à-faux ouverts sur 360° contribuent à donner l’image d’une école ouverte ; un foyer multifonctionnel vitré, pouvant accueillir les évènements scolaires ou publics au rez-de chaussée supérieur, renforce cette impression de transparence sur le site. La salle de sport et l’unité de classes enfantines viennent se connecter librement dans le volume du socle. Le bâtiment prévu en deuxième étape se présente dans une forme brisée précisant la limite nord-ouest du site du complexe scolaire.
S’il relève les qualités d’insertion du volume prévu en première étape, le jury regrette le manque d’unité formelle avec le bâtiment pressenti en deuxième étape. La répartition et l’organisation des activités dans le volume telles que proposées en première étape, sont pertinentes. Le jury émet cependant un doute quant à l’expression architecturale des façades qu’il juge à ce stade un peu décoratives. L’échelle des structures en bois envisagées ne semble pas être adaptée à celle d’une école primaire.
Du point de vue des aménagements extérieurs, le jury émet des réserves quant à la durabilité d’utilisation de tapis de verdure synthétiques de couleurs vertes alternées pouvant accueillir des végétaux plus naturels.
(…)